de polémique en polémologique ...
Il est légitime et souhaitable de s'interroger sur sa propre activité ; en l'occurrence, ce travail est-il 'moderne', 'post-moderne' ou justifierait-il d'une autre et nouvelle "étiquette" pour le qualifier et le définir ? Débat déjà ancien, sans doute dépassé, obsolète ; 'post-moderne' ? - "Il y a deux variantes du post-moderne, selon Lyotard. Celle "du cynisme ou du nihilisme, naïf ou subtil"(cité par Henri Meschonnic, Modernité modernité, Gallimard folio essais 234, p. 222). Problème de la nature et des moyens de l'activité des 'artistes' ("créateurs", "inventeurs"...?), qui la plupart du temps doublent leur activité esthétique d'une réflexion théorique ; ce à quoi ils ne sont pas obligés et qui ne coïncide pas nécessairement avec la nature, justement, de leur art ; sinon celui-ci serait pré-défini ou explicité, ce qui lui retirerait son statut de "création". Difficile cependant d'évacuer la question de l'éthique de la création ; de la "responsabilité" de l'artiste ; - qu'est-ce que je fais, pourquoi je le fais, pourquoi je le fais ainsi, maintenant, en regard du contexte de l'actualité, de "l'état des choses et du monde". Mais c'est une manière maladroite de poser le problème : il y a toujours "historicité" dans une pratique, qu'on le veuille ou non : "la modernité est une aventure de l'historicité (... le post-moderne refuse d'être pensé en termes historiques)" ; "La modernité telle que je l'entends - dégagée des mythes de la rupture et de sa confusion avec les avant-gardes - est une trans-historicité, un indicateur de subjectivité. Sa force est de ne pas être liée à un référent fixe. D'être un mot vide, plein seulement de sujet." (op. cit. p. 227).
Ouranomachia, ' Blitzkrieg '
"Il est bien probable que Warburg /*/ (...) ait eu l'intuition qu'une nouvelle et radicale psychomachie se déclenchait dans l' Europe de 1914 : conflit, une fois encore - mais plus cruellement, plus brutalement que jamais -, des astra et des monstra, sauf que, désormais, les monstra avaient élu domicile jusque dans le ciel lui-même (guerre aérienne, bombes au gaz), sans compter le ciel des idées (nationalisme, propagande). (...) C'est ainsi qu'avec les premiers jours de la Grande Guerre aura, pour ainsi dire, sonné l'heure des "derniers jours de la raison".
Georges Didi-Huberman, Atlas ou le gai savoir inquiet (Les Editions de Minuit, p. 189)
/*/ : voir la "Kriegskartotehek", 1914-1918. Londres, Warburg Institute Archive ; citée et documentée in Didi-Huberman, Atlas ou le gai savoir inquiet - L'oeil de l'histoire, 3, p. 217-222 ; éditions de Minuit
/*/ : voir la "Kriegskartotehek", 1914-1918. Londres, Warburg Institute Archive ; citée et documentée in Didi-Huberman, Atlas ou le gai savoir inquiet - L'oeil de l'histoire, 3, p. 217-222 ; éditions de Minuit














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