" Une ombre silencieuse palpite autour de lui, effleure sa tête et enfin se pose sur la barre à côté de sa main; c'est un oiseau de mer d'une espèce particulière dont j'ai déjà parlé dans mes précédents récits. Cet étrange animal suit les navires pendant la nuit et se pose volontiers sur le pont où il se laisse prendre à la main sans difficultés. Son vol silencieux, sa présence dans les nuits de mauvais temps, font dire aux marins qu'il porte l'âme errante d'un naufragé sans sépulture. "
Henri de Monfreid, "La poursuite du Kaïpan", chapitre IV, l' abandon (Grasset, 1934)







génial !
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