Dimanche 20 février 2011, 7:52 ;
délicieux petit déjeuner - café au lait, jus d'orange et tranches d'ananas, pomme et mandarine à dispo-sition, confiture de myrtille de B., et, régal suprême, gâteau-cadeau (ah, le français, avec ses 'g / k' à la noix, quelle tuile ...) rapporté hier de Saint-Jean, tuile aux amandes particulièrement savoureuse,
dommage que ce ne soit pas tous les jours dimanche, du moins pour ça ; copieux plateau apporté par MCh qui, décidément, a bien du mal à dormir, après une 3ème nuit de nutrition parentérale à domicile, pimentée par un appel un peu inquiet à l' infirmière vers 4:30, au déclenchement de la sonnerie bip-bip du programmeur-distributeur, alimentation sous vide bloquée, affichage au cadran d' "Air dans le circuit"; celle-ci est sur place après 30 mn, bien réveillée mais emmitouflée, 8 degrés dehors mais fraîcheur humide nocturne, elle a l'habitude. Elle retourne vite se coucher après remise en circuit du système, simple problème d'écoulement dans le sac de nutrition, je ne risquais pas l'embolie gazeuse. Pas envie de dormir, sans être insomniaque, je dors peu en général - peut-être davantage en ces circonstances fatigantes, soupçon formé à la suite de deux nuits de rêves consécutives, d'abord une histoire où je me trouve éjecté par la fenêtre de la voiture dans un virage relevé du mauvais côté, m'élance au trot derrière, elle disparaît sans laisser de traces en bas de la côte ; l'autre, encore une voiture, égarée je ne sais où, j'ai les clés dans une main, mon téléphone portable de l' autre - topoï
contemporains -, demande à un mini-car de comédiens improbables de me déposer place Bellecour. - Comme faut pas rêver, j'en profite pour me replonger dans quelques pages d'un Fantômas, "La Guèpe rouge", exemplaire de brocante défraîchi mais plein de charme d'une édition des années 20 ou 30 à 65 centîmes, impression aléatoire selon les pages, tout en croquant une pomme et, bien sûr, qui n'est plus à mentionner, me gavant d'eau gazeuse, Perrier cette fois, agressive mais plus efficace pour dégorger que d'autres que j'apprécie ou déprécie à tour de rôle, selon les caprices de mon curieux régime physiologico-gustatif, au gré de "je prends, je laisse et j'y reviens". MCh prétend se mettre à redormir, mais je l'entends renifler dans la chambre mitoyenne, toutes portes ouvertes 'au cas où tu aurais besoin', et je me demande si, conformément à ses habitudes nocturnes, elle ne s'est pas plutôt connectée sur son Macbook Pro devant une vidéo taïwanaise, des infos ou une émission loisirs ; il fait jour là-bas, il faut rattraper leur fuseau horaire d'avance. "Quand l'infirmière (du matin, la même ou une collègue qui vient me "débrancher" pour la journée) arrivera - vers 7 heures -, allume la lumière dans le couloir, je vais lui ouvrir, mais ne m' appelle pas, ça me fait peur." Bon, en fait elle est debout quand ça sonne en bas de l' immeuble ; une nouvelle tête, toujours sympa, je suis bientôt sans tuyau relié à la perche, libre de mes mouvements jusqu'à ce soir, peux aller et venir, reporter mon plateau dans la cuisine - constate avec plaisir et soulagement que les bacs de l'évier sont pour une fois dégagés, je lave deux, trois trucs, évacue les épluchures de pomme, etc., ramasse un peu de ce qui traîne, tout traîne, remets quatre, cinq bazars à "leur" (?) place, les choses ici ont-elles déjà eu ou encore une place (ne soyez jamais absent deux mois de chez vous avec quelqu'un à l'intérieur, bonne ou mauvaise volonté, vous ne retrouverez rien en place !). Efforts debout et accroupi - d'accord, c' est sûr, le pire n'est pas toujours par terre - qui me suffisent pour l'instant, je retourne m'allonger muni de mon chouette 'économe' fétiche à manche en bois rapporté l' an dernier de HK, "pom pom pom' pomme" ... La personne auto-proclamée fondée de pouvoir dans la maison, pouvoir en effet non sans
fondement vu les services rendus, a entre-temps déclaré fermement dormir cette fois jusqu' à midi ; mais à 11h30, coup de téléphone et annonce de visite qui la fait pourtant émerger, accord demandé, feu vert accordé, je sollicite une bouteille de Bordeaux, à défaut Bergerac ou Minervois. Fin de l'épiso-
de, une rasade de limonade artisanale encore à peu près fraîche ? - pas de refus, simplement du reflux.
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