Lundi 21 février 2011 ;
Quelque chose à dire, en ce milieu de matinée ? - je ne me pose plus la question comme hier, au terme de la Grand Corps' Chronique inaugurale - ne me demandez pas si 'de bon augure' ... Vain de vous croire savant à mon sujet et de me commémorer en évoquant une tendance irrépressible aux "jeux de mots", alors qu' il s' agit - nonobstant tout niveau pas toujours tout beau, "tout le monde n'est pas ...", ni à chaque fois - de langage, "Après vous mon beau langage", phénomène valable pour tout le monde, avoué ou inavoué, pratiqué avec frivolité ou honteusement (une faute, de jouer avec les mots, notoire manque de sérieux témoignant de façon déclarée ou non, mais implicite, d'une dérision vis-àvis de la poésie, c'est-à-dire de l' essence même du langage, dans un monde qui ne veut que du brut, et fabrique des brutes) ; - pourtant qui a dit quelque chose comme, "il se fait plus d'images en un jour de marché que dans tous les recueils de poésie" ? - pas retrouvé la citation exacte. Point devue abusif évidemment, et paradoxe absurde consistant encore à renvoyer la "poésie" dans les cordes, au profit d'une soi-disant naturalité et spontanéité de l'expression fleurie du langage courant, celui de tout le monde, car tout le monde fait de la poésie sans avoir besoin de se prétendre "poète", et les ceusses qui s'affichent tels sont d'illégitimes prétentieux, des usurpateurs ; en classe, les élèves se font le reflet de cette opinion et se croient malins en fonçant par provocation dans la brèche ouverte, une plaie de l'esprit entretenue par l'air du temps.
Redevenons trivial, du petit esprit au Grand Corps (le corps serait-il moins vaniteux ? - raison, implicite également, de le survaloriser au détriment de la conscience). J'avais à raconter que l'état (pour moi, semi-) grabataire comporte ses risques, du moins si on y grignote peu ou prou - à l'hôtel, on s'en fout de semer dans les draps les miettes du petit-déjeuner, le personnel passe après -, preuve relevée à mon lever, une fois débranché par l'infirmière du matin accompagnée par une stagiaire de collège (j'ai refait le prof pour l'occasion puisqu'elle me tombait sous la main, cynique ça, je ne serais pas aller la chercher, déjà donné !), me suis aperçu que je m'étais couché sur un morceau de chocolat, insidieusement glissé sous moi, bien écrasé fondu sur le drap, n'est plus dans de beaux draps le type, chocolat, fallait-il me le rappeler, mais non, fantasme, ce n'était pas le diable dans un détail, ma faute tout simplement, javèkafèratension. M'en suis bien sorti ensuite d'ailleurs, raclé la bouillie presque sèche avec la lame bien plate d'un couteau à fromage et frotté à l'éponge grattante vaiselle, presque tout enlevé ; MCh a quand même changé le drap.
Moins vulgaire ; continué à sortir mes images (de ' Créateur d'images', rappel) de Hong Kong/Cheung Chau des courriers envoyés sur ordi. ; c'est bon, je bosse, bientôt aussi remettre Dujardin en chantier, vous ne connaissez pas les "Estampes mythologiques ..." de A. Dujardin ? ne m'étonne pas, vous ne saurez vraisemblablement jamais ce que vous manquez, je fais le forcing pour changer ça, il y a sans doute trop fort à faire, c'est en tout cas mon truc, il faut être obsessionnel quand c'est pour une bonne cause. Voyez mon blog sans aller plus loin, juste pour vérifier que c'est bien obsessionnel.
Je ne sais pas si je m'arrête là pour aujourd'hui ; on verra bien. J'ai aussi les choses précédemment mentionnées à m'occuper.
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